Honoré Kelly
06 Mar
06Mar

Une centaine de jeunes étudiants en formation en écotourisme, initiée par le cabinet 2 ET en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ont effectué leur première immersion pratique au parc national du Banco.

Sous la conduite du formateur Marcel Gougou, 28 étudiants ont entamé une randonnée pédestre de 3,5 km dans la forêt luxuriante, guidés par le spécialiste du site, M. Gnapi.

Par groupes, les apprenants ont exploré les sentiers de cette forêt classée patrimoine naturel et reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle.

Dès les premiers pas dans la forêt, le ton est donné : l’écotourisme repose avant tout sur le respect de l’environnement. 

Pas de déchets, pas de prélèvement d’éléments naturels, pas de bruit inutile. Les étudiants sont invités à observer, écouter et ressentir la nature dans toute sa richesse. « Ici, on regarde, on apprend et on préserve », rappelle le guide.

Au fil de la marche, les participants découvrent de nombreuses essences d’arbres et leurs multiples vertus médicinales, thérapeutiques ou industrielles. 

Ils apprennent notamment l’existence de l’arbre Ako, appelé aussi tapa, dont l’écorce sert à fabriquer un tissu traditionnel, ainsi que l’imposant acajou vieux de plus de 300 ans. 

Les grandes lianes suspendues aux arbres illustrent quant à elles l’interdépendance des espèces dans cet écosystème où chaque plante lutte pour atteindre la lumière.

La randonnée offre également un voyage dans l’histoire du parc. Les vestiges du premier zoo d’Abidjan, l’ancienne maison du gouverneur et le musée des espèces animales témoignent d’un riche passé. 

Les étudiants découvrent aussi la rivière Banco, qui prend sa source dans la forêt avant de parcourir environ huit kilomètres jusqu’à la lagune Ébrié. 

Autre étape marquante : l’école forestière fondée en 1936, héritage de l’Afrique-Occidentale française. Cette institution régionale, toujours en activité, a formé des générations d’agents des eaux et forêts venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

La visite s’est achevée au Laboratum, un vaste espace de loisirs recouvert par plus de 800 espèces d’arbres, souvent utilisé pour des tournages de films, des clips vidéo ou des activités de détente. Un cadre idéal pour immortaliser cette expérience à travers photos et selfies.

Pour les étudiants, cette sortie a été une étape majeure dans leur formation. Au-delà de la découverte, elle leur a permis de mettre en pratique les principes fondamentaux de l’écotourisme : observer, comprendre et surtout préserver la nature pour les générations futures.

À l’origine, le mot « Bangbo », en langue ébrié, signifie « esprit protecteur », une appellation qui reflète bien la dimension symbolique de ce lieu.

Kelly Honoré

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