Des étudiants en écotourisme, une formation initiée par le cabinet 2 ET en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ont effectué leur première immersion pratique au parc national du Banco.
Sous la conduite du formateur Marcel Gougou, 28 apprenants sur cent étudiants, ont entamé ce 04 mars 2026, une randonnée pédestre de 3,5 km dans la forêt luxuriante, guidés par le spécialiste du site, M. Gnapi.
Par groupes, les apprenants ont exploré les sentiers de cette forêt classée patrimoine naturel et reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle.
Dès les premiers pas dans la forêt, le ton est donné : l’écotourisme repose avant tout sur le respect de l’environnement.
Pas de déchets, pas de prélèvement d’éléments naturels, pas de bruit inutile. Les étudiants sont invités à observer, écouter et ressentir la nature dans toute sa richesse. « Ici, on regarde, on apprend et on préserve », rappelle le guide.
Au fil de la marche, les participants découvrent de nombreuses essences d’arbres et leurs multiples vertus médicinales, thérapeutiques ou industrielles.
Ils apprennent notamment l’existence de l’arbre Ako, appelé aussi tapa, dont l’écorce sert à fabriquer un tissu traditionnel, ainsi que l’imposant acajou vieux de plus de 300 ans.
Les grandes lianes suspendues aux arbres illustrent quant à elles l’interdépendance des espèces dans cet écosystème où chaque plante lutte pour atteindre la lumière.
La randonnée offre également un voyage dans l’histoire du parc. Les vestiges du premier zoo d’Abidjan, l’ancienne maison du gouverneur et le musée des espèces animales témoignent d’un riche passé.
Les étudiants découvrent aussi la rivière Banco, qui prend sa source dans la forêt avant de parcourir environ huit kilomètres jusqu’à la lagune Ébrié.
À l’origine, le mot « Bangbo », en langue ébrié, signifie « esprit protecteur », une appellation qui reflète bien la dimension symbolique de ce lieu.