Ce lundi 14 septembre, à la faveur de la rentrée scolaire académique 2026-2027, les groupes scolaires Akradio I et II étaient en ébullition.
Dés 8 h, enseignant, parents d'élèves et élèves ont pris d'assaut la cours de l'école qui a placée l'année scolaire sous le signe de la discipline, le respect du code de l'éducation et de la rigueur.
Pour cela, le respect du programme national établit par la tutelle est nécessaire. "Au CM2 par contre il y a déjà un exercice de mathématique au tableau pour pouvoir faire un diagnostic au niveau des apprenants. Au-delà, mieux connaître leurs forces et faiblesses. Et c'est pareil dans toutes les autres disciplines", a déclaré le Directeur de l'EPP Akradio II Koné Losséni.
Qui pour maintenir son établissement parmi les meilleurs a pris certaines dispositions.
" Le recrutement au CP1 a été lancé depuis le 10 Août et nous avons bouclé une semaine avant la rentrée. Car notre école ayant fait 100% à l'examen à grand tirage du CEPE et de l'entrée en sixième, nous accordons une place importante à l'assiduité et à la ponctualité. Parce qu'on entend réitérer l'exploit de l'année dernière. Et dans les classes intermédiaires un niveau de passage supérieur de 90%", a ajouté le directeur.
En 2010, la Côte d'Ivoire faisait sa révolution pédagogique en abandonnant la Pédagogie Par Objectifs (PPO) pour l'Approche Par Compétences (APC). Quinze ans plus tard, le bilan reste mitigé dans la région des Grands-Ponts.
En effet, L'APC Contrairement à l'ancienne méthode où le maître dictait le cours, met l'élève au cœur de l'apprentissage. L'enseignant ne donne plus la réponse, il pose une situation-problème. L'élève doit mobiliser ses savoirs, savoir-faire et savoir-être pour résoudre.
"On ne veut plus d'élèves qui récitent par cœur sans comprendre", explique une conseillère pédagogique rencontrée au CAFOP de Dabou.
Cependant la réalité est tout autre sur le terrain. À l'instar de plusieurs écoles primaires, Akradio I et II l'on constate les mêmes difficultés.
Notamment des effectifs pléthoriques dans les salles de classe, absence de manuels APC et la formation des instituteurs s'impose.
"On nous demande de faire du travail de groupe, mais comment faire avec un effectif de 80 à 85 élèves ? Nous sommes obligés de revenir à l'ancienne méthode pour avancer donc pour cette rentrée nous demandons la collaboration du village. Car l'accent sera mis sur le relèvement du niveau de nos élèves pour maintenir le cap afin de faire de l'excellence notre crédo en terminant l'année avec de bons résultats", a confié l'institutrice Josiane Abi.
En effet, les curriculums prescrits parlent de compétences, mais les cours restent centrés sur le transfert de savoirs bruts, comme le révèle une étude de l'ENS d'Abidjan en 2025.
Face à la baisse du niveau en lecture, le Ministere de l'Education Nationale et de l'Alphabétisation (Mena) a abordé un nouveau virage. À savoir la Pédagogie Explicite introduite depuis 2023 au CP1 et CP2.
Une méthode plus directive et plus structurée qui donne des résultats concrets.
Les premiers résultats du programme PAPSE montrent qu'un élève peut compter désormais jusqu'à 100 au lieu de 20, comme c'était le cas autrefois.