A D.
10 Apr
10Apr

À l’approche de la saison des pluies, une alerte citoyenne est lancée concernant l’état de dégradation critique du canal d’Anoumabo. Ci-dessous le communiqué dont la rédaction a reçu copie.

Autrefois axe majeur de drainage des eaux pluviales pour les communes de Marcory et de Koumassi, cette infrastructure est aujourd'hui menacée de disparition totale.

Le constat alarmant sur le terrain. Le canal, qui s'étendait initialement sur 5 kilomètres avec une largeur de 100 mètres, est désormais quasiment inexistant à plusieurs endroits.

En effet, les observations locales révèlent plusieurs problèmes. Entre autres, le canal est bouché par des remblais, des déchets et des constructions illégales. 

Il y aussi l'incapacité du canal à évacuer les eaux provoque des remontées d'eau dans les habitations et des inondations chroniques. 

Enfin, la stagnation des eaux dégrade prématurément le bitume et les réseaux de voirie de Koumassi. Notamment dans les zones des quartiers Divo, 05 et Sans Fil.

Un appel à l'action gouvernementale

Face à cette situation qui met en péril la sécurité des populations et les investissements publics en matière de voirie, le présent communiqué relaie l'appel urgent adressé aux plus hautes autorités. 

Notamment au Président de la République, Alassane Ouattara pour une intervention décisive en faveur des populations sinistrées. 

Également au Ministre-Gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo et aux autorités municipales pour la libération immédiate des emprises du canal et l'arrêt des constructions anarchiques. 

Enfin au Ministère de la Construction et de l'Assainissement pour la reprise effective des travaux de curage et de réhabilitation annoncés depuis 2024.

Alors que les premières précipitations s'annoncent, l'inquiétude grandit au sein de la population. 

La réouverture du canal d’Anoumabo n'est plus seulement une question d'aménagement urbain, mais une nécessité absolue pour éviter une catastrophe humanitaire et économique dans la zone sud d'Abidjan.

Le canal est vital. S'il ne fonctionne pas, le bitume se dégrade et nos maisons sont sous les eaux. 

Nous demandons l'application du budget prévu pour sauver nos quartiers.

Abidjan, le 9 Avril 2026.

𝗞𝗘𝗩𝗜𝗡 𝗭𝗢𝗞𝗢𝗨

Président de 𝑨𝑮𝑰𝑺𝑺𝑶𝑵𝑺 𝑬𝑵𝑺𝑬𝑴𝑩𝑳𝑬

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