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Longévité : Une matriarche de 90 ans  rend grâce à Dieu

Dame N'Guessan Kouhonnon Catherine entourée de ses enfants, petits et arrières-enfants ainsi que de ses amis, a rendu grâce à Dieu pour lui avoir accordé 90 années d'existence. Une longévité qui n'est pas courante de nos jours.

Cette reconnaissance elle a tenu à la partagera avec tous, non pour compter le nombre de jours passer sur terre, encore moins pour mesurer le temps écoulé. Mais pour contempler l'œuvre et les merveilles que Dieu a accomplies. 

Aujourd'hui par la miséricorde de Dieu, Dame N'Guessan Kouhonnon, qui à l'âge de 16 ans goûte aux joies du mariage, voit sa vie bouleversée et basculer par une terrible maladie. La lèpre. 

Une maladie qui, à cette époque de sa vie, était appelée la maladie de la honte, la maladie de la malédiction.

Et cette maladie ne détruisait pas seulement le corps. Elle détruisait entre autres les familles, bouleversait la vie et le vécu du malade et détruisait la dignité.

C'est ainsi que subitement "Maman Cathy", comme on la nomme dans la cité de Fresco, voit sa vie basculer. Rejetée et abandonnée par la société, elle est séparée de ses enfants encore en bas âge. 

Toutefois avec le soutien de sa génitrice, elle ne se décourage pas. Des plus grands centres spécialisés à la médecine traditionnelle, elle ne lésine sur aucun moyen. Car elle veut guérir.

Hélas! Tous ses efforts sont vains. C'est alors qu'avec sa mère, elle s'isole dans un campement lointain.

Mais encore une fois, le destin semble s'acharner sur elle. Car quelques mois plus tard, sa mère, son unique soutien, son refuge, son espérance décède.

Désormais orpheline, maman Cathy, sous l'impulsion de son frère, feu Zabavi Raymond, retourne à Abidjan. C'est alors qu'un matin de 1965, qu'elle n'oubliera jamais, elle quitte les siens pour l'Institut Raoul Follereau d'Adzopé.

Un voyage dont elle ignorait l'issue. Et la mort dans l'âme, elle a versé toutes les larmes de son corps. Car parfois les larmes sont les seules prières que les mots ne peuvent exprimer.

Cependant, le véritable combat pour la survie commence une fois à l'Institut Raoul Follereau d'Adzopé. Elle y passe sept longues années de souffrances, d'hospitalisation, de chirurgie et de réanimation.

Sept années où la mort semblait frapper chaque jour à sa porte. Mais au milieu de toute cette douleur, elle fait la plus belle rencontre de sa vie. À savoir, de Jésus-Christ de Nazareth. Celui qui est la résurrection et la vie. 

Si bien que dans son lit de souffrance, Elle découvre celui qui guérit les cœurs avant de guérir les corps. Comme le disent les paroles de ce cantique « J'ai vu Jésus dans ma douleur... J'ai vu Jésus dans ma maladie... Ma souffrance est terminée... »

En effet, sa rencontre avec Jesus-Christ marque un tournant de sa vie. Dieu guérit maman Cathy et sa souffrance prend fin.

Certes les séquelles demeurèrent et sont encore visibles. Non pour rappeler la maladie, mais pour témoigner de la puissance de Dieu, comme il est écrit en Jean 9, verset 3 « C'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. »

À tel enseigne qu'à Raoul Follereau, elle ne vivait plus seulement pour elle. Elle devrait les autres. Aussi bien les religieux, les nouveaux malades que tous ceux qui perdaient espoir.

Pour cela, cette célébration est aujourd'hui plus qu'un anniversaire. C'est le témoignage de maman Cathy, notre mère, notre grand-mère, notre arrière-grand-mère, notre matriarche. 
Car la vie est un don précieux de Dieu.
Conf. Psaume 90 au verset 12 « Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. »

90 est un chiffre. Mais derrière ce chiffre se cachent 90 années d'histoire, 90 années de combats, 90 années de foi, 90 années de victoires et surtout 90 années de grâce.

Ce n'est donc pas son âge qui force l'admiration. C'est son histoire.
Car née en 1936, à Grand-Lahou, rien ne laissait présager les épreuves qui attendaient Dame N'Guessan Kouhonnon Catherine dit maman Cathy.

Angeline DJÉRABÉ