Angeline DJÉRABÉ
02 Oct
02Oct

Monsieur Abdoulaye Traoré, producteur réalisateur, président du Festival international du film (Fif) Awards de la République de Guinée, et gérant de la société générale de cinéma et de musique, de passage à Abidjan, s'est rendu au siège de l'UPLCI. 

Où il a présenté le bilan cinématographique et le Fif-Awards, prochain grand rendez-vous du film et du cinéma prévu du 19 au 21 novembre 2026 en Guinée. 

Qu'est-ce qui vous emmène concrètement en terre ivoirienne ?

Nous sommes là dans le cadre d'une visite de courtoisie afin de rencontrer nos partenaires, renouveler et approfondir nos relations et les conventions que nous avons entamés depuis quelques années. 

Et éventuellement établir d'autres collaborations avec des partenaires au nombre desquels nous comptons inclure l'UPLCI. 

Car le cinéma africain surtout celui de la Guinée a vraiment besoin de se relever. 

Pourquoi le choix de l' UPLCI, qui est le patronat de la Presse en ligne de Côte d'Ivoire ?

La visibilité d'un événement dépend de la communication qui est faite autour. Car le cinéma à lui seul ne peut y arriver. 

Or la presse avec une bonne communication joue un rôle important dans le développement d'un pays. Car c'est à travers elle, que la société est touchée. 

Et aujourd'hui la Presse en ligne est incontournable parce qu'elle incarne l'instantanéité et brise les barrières frontalières. Or c'est exactement ce que nous recherchons à travers la collaboration avec l'UPLCI car leur soutien compte et nous avons confiance en ce qu'ils font ainsi qu'en leur crédibilité. 

C'est pourquoi nous souhaitons surtout que l'UPLCI nous mette dans son programme et que notre projet de collaboration retienne leur attention. Car à travers ce partenariat, la presse en ligne ivoirienne va booster et accompagner le Fif-Awards d'une part. 

D'autre part, l'UPLCI sera comptée parmi ceux qui auront contribué à la réhabilitation et au développement cinématographique de la Guinée. 

En quoi va consister le Fif-Awards ?

Le Fif-Awards est un grand rendez-vous international qui va réunir tous les acteurs de la chaîne du cinéma. 

C'est, un salon et un marché des films et du cinéma qui se veut purement technique à travers sa contribution à d'éventuelles productions de films et la formation des acteurs. 

De sorte que cette année, les organisateurs de Festival du cinéma ont décidé de travailler en synergie afin de transformer ce rendez en un évènement unique et grandiose. 

Donc c'est une plateforme de récompense de rencontre et d'échanges avec nos partenaires qui viendront bien sûr de tous les horizons. 

Pour cela, chaque année nous invitons les grandes signatures du cinéma et les pionniers ainsi que certaines célébrités du 7e art. 

C'est une façon pour nous de les célébrer pour tout le travail abattu et leur engagement au rayonnement du cinéma africain. 

Également nous mettons l'accent sur la distinction de tous ceux qui interviennent dans la chaîne de production du film et du cinéma. Entre autres les techniciens, les artisans des arts, les créateurs, et tous ceux qui font des films, mais généralement qui ne sont pas sur les tapis rouges. 

Car même si nous honorons les acteurs il est important que nous pensons à eux aussi, afin de les encourager pour leur travail. Car notre objectif est de valoriser ce corps de métier et redonner sa place au cinéma Guinéen qui a été l'un des premiers en matière de production cinématographique.

Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que le cinéma Guinéen soit à la traine aujourd'hui ?

En fait, cela relève d'une volonté gouvernementale parce que bien que la Guinée soit le premier pays producteur de film africain, le régime d'alors n'avait pas le même rêve pour le cinéma. 

Si bien que la Culture n'étant pas une priorité pour les différents gouvernements qui se sont succédés, on a constaté une fuite des cerveaux vers d'autres horizons. Entre autres en Côte d'Ivoire, au Mali et en Europe etc. 

D'où, le déclin de l'industrie du cinéma que l'on constate dans notre pays. À telle enseigne que dans notre pays, il n'y a plus aujourd'hui de repères dans ce corps de métier. Tout le monde est autodidacte.

Or un cinéma qui manque de professionnalisme ne peut avancer. Et c'est difficile surtout avec la seule université de cinéma que compte le pays. 

C'est pourquoi nous apportons notre pierre à l'édifice du cinéma et du film pour avoir de bons acteurs capable de répondre et relever le défi. 

Vous êtes à quel niveau aujourd'hui ?

Les lignes bougent, les choses se mettent progressivement en place avec le nouveau régime et nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie avec les gouvernants actuels.

Grâce à la politique gouvernementale qui accorde une importance à la Culture et en fait une priorité, plusieurs actions sont entrain d'être menées. 

En témoigne entre autres, le vote de la loi sur le cinéma et la représentation du cinéma à l'Assemblée nationale. Également des salles de cinéma sont en construction. 

En ce qui nous concerne, en attendant que les conditions soient réunies, nous travaillons pour avoir du contenu et professionnaliser le secteur. 

De sorte à pouvoir promouvoir également nos films dans les nouvelles salles de cinéma qui seront bientôt disponibles.

Pour mener à bien ce projet, nous les promoteurs de festival du cinéma, avons décidé, vu qu'on n'est pas nombreux, de travailler à l'unisson pour créer un engouement autour du cinéma en instituant un Festival digne de nom.

Un Festival annuel capable de marquer le monde du cinéma, l'Afrique et renforcer notre crédibilité auprès de nos autorités qui place aujourd'hui une confiance en nous.

Aussi, nous invitons tout le monde à venir prendre part à ce rendez-vous de célébration et de distinction du cinéma pour qu'ensemble nous puissions faire la fête, parler de cinéma.

Également parler du développement cinématographique de l'Afrique et parler de nos histoires afin que ce rendez-vous soit un évènement inoubliable.

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.