C'est un atelier marquant le lancement du projet PRASGMA N° 82 : Performance de la politique de santé de la reproduction dans 12 localités rurales de la région de Gbêkê.
Ce projet de recherche fondamentale s’inscrit dans le Plan national de développement sanitaire 2021-2025, en lien avec l’un de ses objectifs qui vise à améliorer l’accessibilité de la population aux services diversifiés et de qualité.
Selon les organisateurs, il a été question au cours de cet atelier de présenter officiellement et recueillir les observations des parties prenantes sur les résultats préliminaires issus de la collecte de données existantes, dans la perspective de sa mise en œuvre inclusive.

Le porteur et coordonnateur de ce projet, le Professeur Bi Tozan Zah, a indiqué que la motivation de sa mise en place est lié à plusieurs constats.« Le premier, c’est le fait qu’il sera difficile pour la Côte d’Ivoire de réaliser les Objectifs du développement durable en 2030. L’autre constat, c’est la persistance des inégalités en matière de santé de la reproduction dans les différentes régions de la Côte d’Ivoire. Et les résultats des enquêtes démographiques ont montré que la région de Gbêkê est l’une des régions qui a des indicateurs encore problématiques, en dépit des résultats pertinents obtenus. Donc, le projet est venu pour renforcer la performance de la politique de santé de la reproduction dans cette région », a-t-il expliqué.

Pour lui, le choix de la région de Gbêkê pour implémenter le projet est lié au fait qu’elle abrite une institution universitaire, en l’occurrence, l’UAO (Université Alassane Ouattara).
Le coordinateur du projet a évoqué également que le choix de la région est lié à la crise militaro-politique qui a provoquer la dégradation des infrastructures sanitaires.
En ce sens, le projet va contribuer au développement de la région de Gbêkê et aider les populations rurales vulnérables, à améliorer la performance de la politique de santé de la reproduction.
Ce projet qui va durer 24 mois concerne six districts sanitaires et 12 localités, en raisons de deux localités par district.

Il s'agit des districts sanitaires de Bouaké Nord-Est, Bouaké Sud, Bouaké Nord-Ouest, Béoumi, Sakassou et Botro.
Et ce projet est insufflé et financé par le Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (Fonsti) s’inscrit dans le Programme de recherche avancée en santé globale en faveur de la mère et de l’adolescente (PRASGMA).
Le prof. Assouman Bamba, représentant le secrétaire général du Fonsti, a salué son avènement. Car, selon lui, il permettra à la population d’avoir la santé qu’il faut, pour exercer les activités qu’il faut pour que le pays puisse trouver la croissance économique qu’il faut.
« Aujourd’hui, les matières premières sont bien parties pour ne pas être premières. Ce qui va rester toujours première, c’est la matière grise. Et la matière grise ne peut s’installer durablement qu’à partir de la recherche scientifique », a-t-il indiqué.
Dans cette dynamique le représentant du Fonsti préconise que les résultats de la recherche soient valorisés économiquement, socialement et professionnellement.