Valéry Kelly
22 Sep
22Sep

À la veille d’un colloque international consacré, du 22 au 24 septembre 2026 à Abidjan, à la recherche scientifique et au partenariat public-privé, et qui marque la célébration de son anniversaire, le CSRS et l’UNJCI ont signé, ce lundi 21 septembre 2026, une convention-cadre de partenariat de trois ans, renouvelable.

Cette convention vise à rapprocher davantage la Recherche scientifique, les médias et les populations. Elle prévoit notamment un accès facilité des journalistes aux chercheurs, experts et informations scientifiques du CSRS, ainsi que la réalisation de reportages, interviews, dossiers, émissions, podcasts, conférences et visites des stations de recherche. 

Des sessions de formation destinées aux professionnels des médias pourront également être organisées à Abidjan et à l’intérieur du pays par l’UNJCI. 

Pour le directeur général du CSRS, Zoueu Jérémie, cette coopération doit contribuer à réduire la distance entre la production scientifique et le grand public. 

Il a insisté sur l’importance d’une vulgarisation scientifique accessible, rigoureuse et fidèle aux résultats de la recherche. Entre autres la Santé, l'agriculture, la sécurité alimentaire, la biodiversité, l'environnement, le changement climatique, les sciences sociales et gouvernance.

De son côté, Marie-Laure N’Goran a surtout insisté sur l’après-signature. La présidente de l’UNJCI souhaite une signature qui ne finit pas aux oubliettes dans les tiroirs. 

" Elle doit vivre. Elle doit se traduire par des actions concrètes, régulières et durables, afin de produire des résultats au bénéfice des chercheurs, des journalistes et, surtout, des populations", a-t-elle souligné.

Elle s'attend à ce que le partenariat soit véritablement opérationnel, avec notamment la possibilité pour l’UNJCI d’orienter rapidement les journalistes vers les experts du CSRS lorsqu’ils ont besoin d’éclairages scientifiques. 

Face à la circulation accélérée de l’information et aux défis liés à l’intelligence artificielle, elle a également appelé à renforcer la vérification des faits, la contextualisation et le recours aux sources compétentes.

Un comité technique de veille et de coordination, composé de représentants des deux institutions, devra assurer le suivi des engagements et identifier les sujets prioritaires.

L’enjeu est donc désormais de passer de la signature à l’action et d’inscrire cette collaboration dans la continuité, voire dans la durée. Marie-Laure N’Goran tient à ce que la signature de partenariat ne soit pas une finalité, mais le point de départ d’une collaboration concrète, voire à vie.

Cette convention intervient au moment où le CSRS organise, du 22 au 24 septembre 2026, un colloque international consacré à la recherche scientifique et au partenariat public-privé comme leviers du développement durable et du bien-être en Afrique subsaharienne.

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